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PEGI, jeux en ligne et achats intégrés : lire une classification

Le PEGI aide à repérer l'âge conseillé, la violence, la peur ou les achats intégrés, mais il ne dit pas tout sur un jeu. Pour éviter les mauvaises surprises, il faut lire aussi les descripteurs, vérifier le chat entre joueurs et bloquer les dépenses sur la console.

Niveau : CE2-CM1-CM2 Format : Explication Lecture : 7 min Mis à jour le : 17/08/2026
PEGI, jeux en ligne et achats intégrés : lire une classification

À retenir

  • Lisez toujours la classe d'âge PEGI et les descripteurs ensemble : l'un dit à partir de quand, l'autre explique pourquoi.
  • Si un jeu est gratuit, regardez d'abord les achats intégrés et retirez le moyen de paiement enregistré avant le premier essai.
  • Le PEGI ne suffit pas pour le multijoueur : vérifiez le chat vocal, les messages privés et les demandes d'amis.
  • Sur une console, le réglage le plus utile est simple : code obligatoire pour chaque achat et communication limitée aux contacts approuvés.
  • Une mention sur des objets aléatoires mérite une vigilance renforcée, car l'enfant ne sait pas à l'avance ce qu'il achète.

Le PEGI, c'est utile, mais ce n'est pas un feu vert automatique

Le logo PEGI sert d'abord à indiquer un âge conseillé pour un jeu : 3, 7, 12, 16 ou 18. Il ne mesure ni la qualité du jeu, ni son intérêt éducatif, ni le temps d'écran raisonnable pour votre enfant. Un PEGI 7 ne dit pas : « sans risque ». Il dit seulement que le contenu montré convient en principe à partir de cet âge.

Le bon réflexe est donc de lire deux niveaux d'information : la classe d'âge, puis les descripteurs qui expliquent pourquoi le jeu a reçu cette classe. Sur les boutiques en ligne et sur les boîtes, on trouve aussi parfois des éléments interactifs, par exemple la possibilité d'échanger avec d'autres joueurs ou d'acheter du contenu après l'installation.

Ce que vous voyezCe que cela signifieCe que vous vérifiez en plus
PEGI 3, 7, 12, 16, 18L'âge conseillé selon le contenuLe type de scènes, le rythme du jeu, la place du multijoueur
Descripteurs de contenuPourquoi le jeu a cette classe d'âgeCe qui gênera ou attirera votre enfant : peur, violence, langage, achats
Éléments interactifsFonctions en ligne du jeuChat vocal, messages, ajout d'amis, géolocalisation selon la plateforme

Le point à retenir : le PEGI vous donne un repère rapide, pas une réponse complète. Pour un enfant de CE2, CM1 ou CM2, le vrai tri se fait souvent sur autre chose : la pression à dépenser, le chat avec des inconnus et la manière dont le jeu occupe toute la place.

Ce que les descripteurs veulent dire, concrètement

Les descripteurs PEGI décrivent le contenu sensible d'un jeu. Vous pouvez voir, selon les cas, des indications sur la violence, la peur, les grossièretés, le sexe, la drogue, la discrimination, le jeu de hasard ou les achats intégrés. Ce sont eux qui donnent du relief à la note d'âge.

Pour un parent, le plus utile est de traduire ces pictogrammes en situations concrètes. Un descripteur « peur » ne veut pas forcément dire horreur pure, mais il peut signaler des scènes, des sons ou une ambiance qui impressionnent un enfant. Un descripteur « violence » ne renseigne pas seulement sur des combats réalistes : il peut aussi concerner des affrontements stylisés, mais fréquents.

Le descripteur « achats intégrés »

Achats intégrés signifie qu'on peut dépenser de l'argent après avoir commencé à jouer. Cela peut être pour acheter une monnaie virtuelle, des costumes, des niveaux, un abonnement saisonnier, des vies supplémentaires ou un passe d'accélération. Le pictogramme ne dit pas combien cela coûte, ni à quel point le jeu pousse à l'achat.

Sur certaines boutiques, vous pouvez aussi voir une mention liée à des objets aléatoires. En clair, l'achat donne une récompense non connue à l'avance. Pour un enfant, c'est plus difficile à maîtriser, parce que l'envie de « retenter sa chance » peut être forte.

Le chat, les échanges et les inconnus

Le PEGI ne suffit pas à lui seul pour repérer la vie sociale d'un jeu. Si la fiche mentionne des interactions entre utilisateurs, cela veut dire que votre enfant peut jouer, écrire, écouter ou parler avec d'autres personnes. Cette mention ne garantit ni danger, ni sécurité : elle vous dit simplement que le jeu ouvre une porte vers les autres.

Avant d'accepter un jeu, regardez donc la fiche de la boutique, les menus de communication et l'écran des paramètres. Si un jeu permet d'ajouter des amis, de rejoindre un salon vocal ou d'envoyer des messages privés, il faut le considérer comme un espace social à part entière, pas comme un simple jeu.

Pourquoi les jeux gratuits sont souvent ceux qu'il faut surveiller de plus près

Un jeu gratuit peut être très agréable, mais il peut aussi reposer presque entièrement sur des dépenses après téléchargement. C'est là que beaucoup de familles se font surprendre. Gratuit à l'entrée ne veut pas dire gratuit à l'usage.

Le modèle est simple : le jeu donne envie de revenir souvent, puis il vend du confort, de la vitesse, des objets rares, des récompenses cosmétiques ou l'accès à des événements. Pour un enfant, la frontière entre jouer et acheter est parfois floue, surtout quand l'achat est présenté comme un petit geste rapide avec une monnaie virtuelle.

  • Un costume ou un accessoire peut sembler anodin, mais il habitue à payer pour exister dans le groupe.
  • Un passe ou un abonnement peut se renouveler sans que l'enfant comprenne bien le principe.
  • Une monnaie virtuelle brouille la perception du prix réel.
  • Des offres limitées dans le temps créent un sentiment d'urgence.

Le bon test parental tient en trois questions : qu'est-ce qu'on peut acheter, à quelle fréquence le jeu le propose, et que se passe-t-il si on refuse ? Si l'expérience devient lente, frustrante ou très répétitive sans paiement, mieux vaut le savoir avant de donner l'autorisation.

Le réglage qui change tout

Le réglage le plus efficace n'est pas de dire « n'achète rien ». C'est de bloquer techniquement l'achat : retirer le moyen de paiement enregistré, exiger un mot de passe ou un code pour chaque transaction, et désactiver les validations trop rapides. Chaque console et chaque boutique ont leur propre menu, mais on retrouve presque toujours ces options dans les rubriques « famille », « paiements », « achats » ou « contrôle parental ».

Le chat vocal avec des inconnus, le vrai angle mort

Pour beaucoup d'enfants, le problème principal d'un jeu n'est ni la violence ni le niveau de difficulté. C'est le chat vocal. Avec un casque, un enfant peut entendre des propos vulgaires, subir des moqueries, recevoir des défis absurdes ou être poussé à basculer vers une autre application de messagerie.

Le risque n'est pas seulement le contenu choquant. Il y a aussi la collecte d'informations personnelles à travers de petites phrases banales : prénom, âge, ville, école, horaires, prénom d'un frère ou d'une sœur. En quelques minutes, un inconnu peut obtenir plus d'indices qu'on ne le croit.

Ce qu'il faut poser comme règle

  • Pas de chat vocal ouvert par défaut avec tout le monde.
  • Messages et invitations limités aux contacts approuvés.
  • Aucun passage sur une autre application sans accord d'un adulte.
  • Pas de nom complet ni de photo reconnaissable dans le profil.
  • Un pseudo qui ne donne ni l'année de naissance ni la commune.

Sur les consoles et les comptes de jeu, ces réglages se trouvent souvent dans « confidentialité », « sécurité », « communication » ou « interactions multijoueur ». Les options varient d'une plateforme à l'autre, mais l'idée reste la même : réduire les échanges au cercle choisi par la famille.

Il est utile aussi de préparer une phrase simple que l'enfant peut utiliser : « Je ne parle qu'avec les gens que je connais », ou « Je coupe le micro ». Un enfant n'a pas besoin d'argumenter. Il a besoin d'une sortie facile.

Les réglages à poser sur une console avant le premier vrai oui

Avant de dire oui à un jeu, prenez cinq minutes sur la console, la tablette ou le compte associé. Ce temps-là évite beaucoup de discussions plus tard. Le plus simple est d'utiliser un profil enfant ou un compte famille quand la plateforme le propose, puis de vérifier les paramètres un par un.

La check-list utile

  • Activer une limite d'âge pour les jeux et les téléchargements.
  • Exiger un code pour chaque achat, même petit.
  • Supprimer la carte bancaire enregistrée si elle n'est pas indispensable.
  • Bloquer le chat vocal et les messages des inconnus.
  • Limiter les demandes d'amis aux contacts approuvés.
  • Vérifier la visibilité du profil, du pseudo et de l'activité en ligne.
  • Contrôler les notifications de boutique et les promotions.

Si plusieurs appareils sont utilisés, il faut refaire le tour partout : console, téléphone, tablette et compte de jeu. Un achat ou un message peut passer par l'appareil le moins surveillé. Le réglage le plus oublié, c'est souvent l'autorisation donnée à une ancienne appli ou à un vieux compte resté connecté.

La question à poser avant d'installer

Au lieu de demander seulement « Tu y joues avec qui ? », posez aussi cette question : « Qu'est-ce qu'on peut faire dans ce jeu en dehors de jouer ? » Si la réponse contient parler, acheter, envoyer, ouvrir des cadeaux, échanger des objets, rejoindre un groupe ou suivre des créateurs, vous savez déjà où regarder dans les paramètres.

Le but n'est pas d'interdire par principe. C'est de repérer très vite ce que le PEGI ne raconte pas à lui seul : le jeu est-il aussi une boutique, un réseau social ou un salon vocal ? C'est souvent là que se décide la tranquillité des soirées.

Sources officielles

  • PEGI : classes d'âge, descripteurs de contenu et éléments interactifs liés aux jeux vidéo.
  • Service-Public.fr : informations officielles sur le contrôle parental, les achats en ligne et les démarches des particuliers.
  • CNIL : conseils sur la vie privée, les données personnelles et les usages numériques des enfants.
  • Cybermalveillance.gouv.fr : bonnes pratiques pour sécuriser les comptes, mots de passe et échanges en ligne.
  • Ministère de l'Économie : repères sur les achats intégrés, abonnements et droits du consommateur.
La rédaction du Préau Rédaction

Le Préau est écrit par l'équipe éditoriale de la SARL STRATINET, éditrice du site. Nous ne sommes ni enseignants ni porte-parole de l'Éducation nationale : nous lisons les textes officiels, nous les traduisons pour des parents, et nous citons nos sources sur c...

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Questions fréquentes

PEGI 7, ça veut dire que le jeu est sans danger ?

Non. PEGI 7 signifie que le contenu du jeu est en principe adapté à partir de 7 ans, mais cela ne dit rien sur la pression à acheter, la qualité du chat entre joueurs ou le temps que le jeu prend. Il faut lire aussi les descripteurs et regarder les fonctions en ligne.

Un jeu gratuit peut-il vraiment coûter cher ?

Oui, parce que le modèle économique peut reposer sur des achats après installation : monnaie virtuelle, cosmétiques, abonnements, passes ou bonus. Le plus sûr est de bloquer les paiements sur l'appareil et de vérifier si le jeu reste agréable quand on refuse d'acheter.

Comment savoir si mon enfant peut parler avec des inconnus dans un jeu ?

Regardez la fiche du jeu sur la boutique, puis les menus de confidentialité et de communication. Si le jeu permet d'ajouter des amis, d'envoyer des messages ou d'activer le micro, il faut régler ces options avant la première partie.

Comment bloquer les achats intégrés sur une console ?

Il faut passer par le compte famille ou les paramètres de paiement de la plateforme. Le principe est le même partout : code ou mot de passe pour chaque achat, et si possible suppression du moyen de paiement enregistré.

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