
L'anglais du CP au CM2 : ce que dit le programme
À l'école élémentaire, une langue vivante étrangère est obligatoire dès le CP, le plus souvent l'anglais, avec un…
Ce que dit le programme, ce que fait la classe, et ce qui se joue vraiment à la maison.
Mis à jour le 17/08/2026
À l'école primaire, l'anglais sert surtout à comprendre, répéter, oser parler et repérer des mots du quotidien, jusqu'au niveau A1 en fin de CM2. En parallèle, l'éducation au développement durable met les gestes écologiques en pratique, en classe comme dans la cour.
L'anglais école primaire commence dès le CP, comme les autres langues vivantes proposées localement. L'idée n'est pas de faire un cours de grammaire au sens où on l'entend plus tard au collège, mais d'installer des habitudes d'écoute, de mémorisation et de prise de parole très simples.
Officiellement, les langues vivantes disposent de 54 heures annuelles au cycle 2 puis au cycle 3. En français courant, cela veut dire une présence régulière dans la semaine, avec une répartition qui peut varier d'une classe à l'autre : plusieurs petites séances, ou des temps un peu plus longs selon l'organisation de l'enseignant.
| Cycle | Classes | Ce qui est travaillé | Repère officiel |
|---|---|---|---|
| Cycle 2 | CP, CE1, CE2 | Écouter, répéter, reconnaître des mots familiers, utiliser des formules très courtes, chanter, jouer des scènes simples | 54 heures annuelles |
| Cycle 3 | CM1, CM2, 6e | Comprendre des consignes, échanger des informations très simples, lire et écrire de courts énoncés, consolider le vocabulaire | 54 heures annuelles |
Le programme ne demande pas à un enfant de fin de primaire de parler comme un petit bilingue. Il vise une base solide : reconnaître des mots fréquents, comprendre des consignes de classe, se présenter, poser quelques questions et y répondre, parler de la famille, des goûts, des nombres, du temps, de l'école, de la maison ou de l'environnement proche.
Au cycle 2, l'oral domine. On travaille l'oreille avant tout : les sons, le rythme de la langue, les formules qui reviennent souvent, les mots du quotidien. L'écrit arrive, mais comme un appui : voir un mot déjà entendu, relier une image et une phrase courte, copier quelques éléments utiles.
Au cycle 3, l'enfant va un peu plus loin. Il apprend à tenir un échange très court, à comprendre un message simple, à écrire quelques phrases guidées et à comparer parfois le fonctionnement de l'anglais et du français. La progression reste concrète : on parle de ce qu'on sait faire, de ce qu'on aime, de sa journée, des règles de la classe, des saisons, des animaux, de la nature.
Le cadre européen utilisé par l'Éducation nationale s'appelle le CECRL. Derrière ce sigle, il y a simplement une échelle commune pour décrire ce qu'une personne sait faire dans une langue. En fin de cycle 3, l'objectif affiché est le niveau A1.
Dans beaucoup de classes, une séance d'anglais commence par un rituel. On se salue, on dit la date, la météo, parfois les présents et les absents, puis on reprend un chant, une comptine ou quelques flashcards. Ce format rassure l'enfant parce qu'il retrouve des repères et entend souvent les mêmes structures.
Ensuite, la séance avance généralement par petites tâches. On écoute un enregistrement, on mime une action, on associe une image et un mot, on joue à deviner, on répète en groupe puis seul, on déplace des étiquettes, on récite un mini-dialogue. L'enfant apprend en faisant, pas en recevant une longue leçon abstraite.
Si votre enfant a l'impression de « refaire toujours la même chose », ce n'est pas forcément un mauvais signe. En langue, la répétition est un outil normal. Elle sert à passer de la reconnaissance à l'usage réel : d'abord entendre, puis redire, puis choisir le bon mot au bon moment.
La place de l'écrit existe, mais elle reste mesurée. On peut copier un mot, compléter une phrase, lire un court texte très balisé. Ce n'est pas contradictoire avec l'oral : l'écrit aide à mémoriser, tant qu'il ne remplace pas l'écoute et la parole.
Le fameux niveau A1 du CECRL peut sembler impressionnant, alors qu'il correspond à des compétences très concrètes. En clair, un élève de fin de CM2 n'est pas censé débattre ou raconter une histoire complexe. Il doit surtout pouvoir se débrouiller dans des situations simples et prévisibles.
Concrètement, à ce stade, un enfant peut souvent :
Le point important pour les parents est ailleurs : la confiance compte presque autant que le stock de mots. Un enfant qui ose essayer, qui accepte de répéter, qui ne bloque pas devant un accent inconnu, avance souvent mieux qu'un enfant qui connaît quelques listes mais n'ose jamais parler.
Il faut aussi accepter une progression irrégulière. Certains enfants retiennent très vite les chansons mais oublient les mots isolés. D'autres comprennent bien sans vouloir parler. D'autres encore prononcent avec aisance mais peinent à relier son et écrit. En primaire, ces profils sont courants et ne disent pas tout de la suite.
Quand on cherche une école bilingue primaire, on découvre vite que le mot « bilingue » recouvre des réalités très différentes. Il peut désigner un volume de langue renforcé, un partage plus important entre deux langues, ou un projet particulier porté localement. Ce n'est pas une étiquette uniforme avec la même organisation partout.
La section internationale, elle, correspond à un cadre identifié par l'Éducation nationale. Elle associe un enseignement renforcé de langue et de culture dans une langue donnée. Mais là aussi, l'offre dépend du territoire : commune, académie, capacité d'accueil, modalités d'admission, niveau demandé, tout cela varie.
| Formule | Ce que cela veut dire en pratique | Ce qu'il faut vérifier |
|---|---|---|
| Enseignement renforcé en langue | Plus de temps ou plus de projets en langue vivante que dans le cadre ordinaire | Volume réel, place de l'oral, continuité au collège |
| Section internationale | Parcours structuré avec langue et culture renforcées | Conditions d'accès, tests éventuels, secteur géographique |
| Appellation « bilingue » | Terme utilisé de façon assez large selon les réseaux et les territoires | Part exacte de chaque langue, matières concernées, coût éventuel si hors public |
Le bon réflexe est de demander des éléments précis, pas une promesse générale. Quelle langue est réellement utilisée dans la semaine ? Dans quelles activités ? Les matières sont-elles partiellement enseignées dans cette langue, ou parle-t-on seulement de plus d'anglais ? Y a-t-il une continuité ensuite ?
Comme l'offre varie localement, l'information utile se trouve auprès de la mairie pour les écoles publiques de la commune, de la DSDEN ou du rectorat pour les dispositifs académiques, et sur les pages officielles de l'Éducation nationale pour les sections internationales. Une appellation attirante ne suffit pas : il faut regarder l'organisation concrète.
Beaucoup d'enfants rentrent à la maison avec du vocabulaire classe anglais, parfois sans pouvoir le traduire mot à mot. Ils le comprennent en contexte. C'est normal : le « classroom English » sert d'abord à agir dans la classe, pas à réciter une liste.
| Anglais | Français | Quand l'enfant l'entend |
|---|---|---|
| Listen | Écoute | Au début d'une consigne ou d'un enregistrement |
| Repeat | Répète | Après un mot, une phrase, une comptine |
| Look | Regarde | Pour observer une image, le tableau, un album |
| Stand up / Sit down | Lève-toi / Assieds-toi | Pendant un rituel ou un jeu |
| Open your book | Ouvre ton livre | Au moment de l'activité écrite |
| Come here | Viens ici | Pour montrer, distribuer, participer |
| Can you say it again? | Tu peux le redire ? | Pour relancer un élève |
| Well done | Bravo | Pour encourager |
D'autres phrases reviennent souvent dans la bouche des enfants : Can I go to the toilet?, I don't understand, How do you say...?, It's my turn. Elles sont utiles parce qu'elles permettent à l'enfant d'agir et d'oser demander, même avec très peu de langue.
La requête « matière en anglais école » revient souvent chez les parents, surtout quand l'enfant veut raconter sa journée ou quand une application mélange plusieurs mots. Voici les plus fréquents.
En primaire, ces noms de matières peuvent apparaître dans des affichages, des jeux ou des séquences thématiques, même si toutes ne sont pas enseignées en anglais. Le but est surtout de donner des repères lexicaux, pas de faire l'intégralité d'une discipline dans une autre langue.
L'éducation au développement durable, souvent abrégée en EDD, n'est pas une matière isolée ajoutée au reste. C'est une manière de relier plusieurs apprentissages autour de questions concrètes : l'eau, les déchets, la biodiversité, l'alimentation, l'énergie, les mobilités, le climat, la consommation.
À l'école primaire, cela passe rarement par de grands discours. L'EDD vit surtout dans des situations très concrètes : trier, observer, mesurer, jardiner, comparer, réduire le gaspillage, comprendre le cycle d'un objet ou d'un être vivant. L'enfant apprend en reliant un geste à une explication.
Le label E3D signifie « École ou Établissement en Démarche globale de Développement Durable ». En clair, il distingue une démarche d'ensemble : pas seulement une action ponctuelle, mais une organisation qui implique les enseignements, les projets, parfois la restauration, la cour, les partenariats et la vie collective.
Pour un parent, ce label est utile surtout comme indice. Il signale que l'écologie n'est pas limitée à une semaine spéciale ou à une affiche dans le couloir. En revanche, les réalisations concrètes peuvent être très différentes d'une commune à l'autre : potager, compost, réduction du papier, cour plus végétalisée, mobilité, tri, sciences participatives.
Les éco-délégués existent aussi à l'école, avec une mise en œuvre qui peut varier localement. Selon l'organisation, ils aident à faire remonter des idées, à expliquer des gestes simples ou à suivre un projet. Pour les enfants, cela donne un visage très concret à la participation.
Le jardin et le compost parlent particulièrement bien en primaire. Dans un jardin, on observe le vivant, les saisons, l'arrosage, la croissance, les insectes, les déchets organiques. Avec un compost, on voit qu'une épluchure n'est pas seulement une « poubelle », mais un maillon d'un cycle. Là encore, la présence d'un compost ou d'un potager dépend beaucoup de la commune, des équipements et des choix de l'école.
Pour savoir ce qui existe localement, il faut regarder les informations de la mairie, les documents de l'école et les projets présentés au conseil d'école quand ils sont communiqués aux familles. C'est typiquement un domaine où le cadre national existe, mais où la forme concrète change selon le terrain.
Quand un projet mêle anglais et environnement, le vocabulaire reste simple. On ne demande pas à un enfant de primaire d'expliquer le réchauffement climatique dans le détail. On lui propose surtout des mots d'action et d'observation. C'est souvent ce que recherchent les parents avec « l'écologie en anglais ».
| Français | Anglais | Exemple simple |
|---|---|---|
| la nature | nature | We respect nature. |
| l'environnement | environment | Let's protect the environment. |
| recycler | recycle | We recycle paper. |
| les déchets | waste / rubbish | Put waste in the bin. |
| le papier | paper | Paper goes here. |
| le plastique | plastic | Less plastic, please. |
| l'eau | water | Save water. |
| l'énergie | energy | Don't waste energy. |
| éteindre la lumière | turn off the light | Turn off the light, please. |
| un arbre | a tree | This is a tree. |
| un jardin | a garden | We work in the garden. |
| le compost | compost | This goes in the compost. |
Les meilleurs mots sont ceux qui servent tout de suite. Si un enfant entend Save water près du lavabo, ou Turn off the light en quittant la classe, il comprend que la langue sert à faire quelque chose. Pour enrichir ce premier stock de mots, le lexique interactif du site est un bon prolongement.
La maison joue un rôle important, mais pas celui qu'on imagine parfois. Il n'est pas nécessaire de transformer le salon en cours particulier. Ce qui aide, c'est une présence légère et régulière de la langue, reliée à ce que l'enfant voit déjà en classe.
Pour l'écologie, le même principe fonctionne. Si l'enfant apprend paper, plastic, water ou turn off the light à l'école, vous pouvez reprendre ces mots au moment du tri, du lavage des mains ou en quittant une pièce. Le vocabulaire prend du sens parce qu'il devient une action.
L'erreur la plus courante est de vouloir corriger tout, tout de suite. En primaire, un enfant progresse mieux quand on accueille l'essai, même imparfait, puis qu'on redonne la bonne forme naturellement. Le but n'est pas une prononciation parfaite, mais l'envie de comprendre et d'oser parler.
Autre piège : accumuler des listes de mots sans contexte. Un mot retenu dans une consigne, un chant, un jeu ou un geste écologique tient beaucoup mieux qu'un mot appris seul sur une fiche. Pour les parents, la vraie bonne question n'est donc pas « Combien de mots connaît-il ? », mais « Dans quelles situations sait-il s'en servir ? ».
Le Préau est écrit par l'équipe éditoriale de la SARL STRATINET, éditrice du site. Nous ne sommes ni enseignants ni porte-parole de l'Éducation nationale : nous lisons les textes officiels, nous les traduisons pour des parents, et nous citons nos sources sur c...
Les questions que se posent les parents
Pas au sens d'une conversation longue et fluide. En fin de primaire, l'objectif officiel est le niveau A1 : comprendre des consignes simples, se présenter, parler très brièvement de soi et reconnaître un vocabulaire courant. L'aisance, la régularité et l'envie d'essayer comptent beaucoup à ce stade.
Non, parce qu'une application entraîne surtout certaines briques : écoute, répétition, vocabulaire, parfois lecture. Elle devient utile quand elle prolonge ce qui se fait en classe, avec des usages courts et réguliers. Elle remplace mal les chansons, les albums, les échanges et les consignes vécues en situation.
Le terme n'a pas partout le même contenu. Selon les territoires et les réseaux, il peut désigner un enseignement renforcé en langue, un partage plus important entre deux langues ou un projet local particulier. Le plus utile est de vérifier la part réelle de chaque langue dans la semaine et les modalités d'admission.
Ces projets dépendent beaucoup du contexte local. Les informations se trouvent le plus souvent dans les communications de la mairie, les documents transmis aux familles et les projets présentés par l'école. Quand une démarche E3D existe, elle s'accompagne généralement d'actions concrètes visibles par les enfants.
Aller plus loin

À l'école élémentaire, une langue vivante étrangère est obligatoire dès le CP, le plus souvent l'anglais, avec un…

En maternelle, une comptine anglaise fait mieux entrer la prononciation qu'une liste de mots, parce qu'elle donne…

Pour les temps forts de l'année scolaire, les bons équivalents sont simples : back-to-school pour la rentrée,…
Les rubriques